Nos 4 conseils alimentaires en cas d’insuffisance rénale

Photo de canneberges, illustrant un article sur l'insuffisance rénale.

En quoi consiste l’insuffisance rénale ?

L’insuffisance rénale est un état pathologique au cours duquel les reins n’arrivent plus à filtrer le sang adéquatement. Plusieurs perturbations endocriniennes et métaboliques peuvent être causées par l’insuffisance rénale, surtout si elle est chronique. En outre, le métabolisme des micronutriments peut présenter une mauvaise absorption de la vitamine D ainsi que certaines pertes de vitamines hydrosolubles.

Les objectifs visés d’un régime alimentaire adapté

Les principaux buts à atteindre dans la gestion de cette maladie sont de retarder l’évolution de la dégradation de la fonction rénale; d’assurer certaines fonctions importantes telles que l’élimination des déchets azotés, la régulation glycémique et l’équilibre acido-basique. Une alimentation adaptée contribue à l’atteinte de ces objectifs en respectant les mesures suivantes :

  1. Pour diminuer la charge de travail des reins et gérer le taux d’acide urique, il est recommandé de contrôler l’apport en protéines, en sel (sodium), en sucres (glucides), et en phosphore.
  2. Le fait de consommer suffisamment d’aliments variés (idéalement bio) à chaque repas vous apportera l’énergie dont vous avez besoin pour s’acquitter de ses tâches quotidiennes ; ce qui vous permet également d’éviter la dénutrition.
  3. La prise de suppléments de calcium et de vitamine D s’avère nécessaire lorsque les reins commencent à ne plus fonctionner normalement. Par contre, en cas d’insuffisance rénale chronique, ces suppléments ne devraient être pris que sur recommandation médicale.
  4. Le suivi nutritionnel doit être réalisé par un médecin ou un nutritionniste. Les consultations doivent s’accompagner d’un monitoring et de conseils que seuls ces spécialistes peuvent prodiguer.

Les apports nutritionnels recommandés

Si vous êtes atteints de cette maladie, une alimentation régulière doit comporter des apports énergétiques constitués de 30 à 40 % de lipides, et les glucides d’absorption lente doivent être privilégiés. Le ratio de protéines de 0,6-0,7 g/kg/j est recommandé au stade précoce de l’insuffisance rénale. Il est important de limiter l’alimentation en sel à 2 g par jour pour ne pas favoriser la rétention d’eau et l’hypertension artérielle. Des aliments comme certains fromages, les abats, les poissons fumés et la charcuterie ne doivent être consommés qu’occasionnellement, en raison de leur forte teneur en phosphore. Une accumulation de ce minéral peut causer des démangeaisons, fragiliser les os ou encore calcifier les artères.

Qu’implique le suivi nutritionnel ?

Non seulement votre alimentation doit être adaptée, mais un contrôle des apports hydroélectrolytiques doit être effectué pour éviter les risques d’hyperkaliémie, d’hyperphosphorémie et de surcharge hydrosodée. Le suivi nutritionnel doit également tenir compte des indices de co-morbidité souvent associés à une IR avancée : diabète, dyslipidémie, hypertension artérielle. Quant à la vitamine D, son dosage sera adapté en fonction du statut phosphocalcique du patient. Chez une personne souffrant de dénutrition, l’ajout de suppléments de zinc et de sélénium sera parfois incontournable. La prise en charge nutritionnelle doit aussi inclure, autant que possible, de l’exercice physique régulier.

Actuellement entre 20 et 60% des personnes souffrant de cette pathologie présentent un degré plus ou moins élevé de dénutrition, ce qui peut menacer leur survie.

Ceci est la photo de présentation du bilan gratuit minceur de MethodCO.
PARTAGER