Boulimie : nos 8 conseils pour lutter contre nos compulsions

Une femme qui n'arrive pas à gérer sa boulimie

Pour comprendre d’où vient la boulimie, intéressons-nous à l’hyperphagie (ou plutôt les hyperphagies)

On distingue l‘hyperphagie prandiale (lors du repas) et l’hyperphagie en dehors des repas. C’est ainsi que l’on va comprendre ou se situe la boulimie.

L’hyperphagie lors du repas consiste à manger des quantités trop importantes d’aliments au moment des repas. Les signaux de la satiété (sensation de plénitude gastrique et de bien-être entrainant l’arrêt de la prise alimentaire) sont retardés.

Il y a plusieurs hyperphagies en dehors des repas :

  • Les grignotages où l’on ingère de façon répétée, de petites quantités d’aliments sans ressentir de faim ou d’appétit. C’est souvent lié à l’ennui ou à l’angoisse.
  • Les compulsions alimentaires où l’on consomme de façon impulsive, brutale un aliment (ou une catégorie d’aliments) donné. Et cela en dehors des repas, car a une envie et non une faim.
  • L’hyperphagie boulimique (la boulimie) se caractérise par l’absorption pulsionnelle, en très peu de temps, d’une grande quantité de nourriture. La personne en hyperphagie ne ressent pas le besoin de se faire vomir pour contrôler son poids, ce qui différentie l’hyperphagie boulimique de la vraie boulimie.

Comment savoir si je suis hyperphagique boulimique?

L’absorption de nourriture en grande quantité par pulsion ressemble beaucoup à du grignotage ou à une fringale. Comment faire pour les différencier ?
L’hyperphagie boulimique est diagnostiquée par un médecin lorsqu’il existe au moins trois signes:

  • La prise alimentaire ne cesse qu’après l’apparition de douleurs abdominales
  • La prise alimentaire est nettement plus rapide que la normale
  • La quantité de nourriture dépasse largement celle attendue (ex : vouloir manger 2 – 3 biscuits et se retrouver avec 2 paquets éventrés)
  • La crise se déroule sans témoin : l’hyperphagique à tendance à se cacher lors de sa perte de contrôle, il est donc difficile pour une personne extérieure de reconnaître un(e) hyperphagique.
  • La prise alimentaire ne survient pas en réponse à une sensation de faim
  • La personne ressent une sensation de dégoût de soi, de dépression ou de grande culpabilité après avoir «mangé» 
  • Les crises surviennent au minimum deux fois par semaine sur une période de 6 mois.

L’hyperphagie boulimique est associée dans la majorité des cas  à une obésité.

 Attention : le grignotage continu de petites quantités d’aliments toute la journée n’est pas considérée comme de l’hyperphagie.

Y a-t-il des moyens de lutter contre ces compulsions ?

La réponse est « oui, il est possible de les arrêter », mais cela nécessite un travail sur soi même au niveau psychique et diététique. Puis en attendant d’avoir le « déclic » pour entamer cette démarche, il est possible de limiter les compulsions ou de les rendre moins nombreuses et moins fortes.

Nos 8 conseils pour lutter contre nos compulsions

  1. Eviter les régimes trop restrictifs: donc pas d’excès ni de restriction injustifiées qui ont tendance à augmenter la fréquence des crises.
  2. Réapprendre à manger 3 – 4 repas par jour: c’est-à-dire faire de vrais repas. Des repas où vous êtes assis, dans le calme et où vous prenez votre temps.
  3. Mastiquer longuement pour ralentir la prise alimentaire et ainsi faire apparaître la satiété plus rapidement.
  4. Réintroduire des aliments « tabous » progressivement. Ils seront ainsi moins désirables et les crises seront moins fréquentes.
  5. Manger des glucides complexes à chaque repas pour prévenir les hypoglycémies pouvant déclencher des crises.
  6. Retrouver les sensations de faim et de rassasiement: en ne mangeant que lorsque notre corps nous informe d’un manque de calorie et s’arrêter quand il nous dit que les réserves sont pleines nous permettra de diminuer les pulsions et la prise de poids.
  7. Réapprendre à quantifier les repas: réussir à retrouver la notion de quantité. Prendre conscience de ce que l’on met dans notre bouche et en quelle quantité est important afin de s’assurer que nous ne nous « empoisonnerons » pas, sur le long ou le court terme.
  8. Avoir du plaisir de manger: retrouver un plaisir à l’acte nourricier permettra de rendre les repas plus sociable et ainsi moins rapides.

Dans le cadre des hyperphagies, il y a souvent un risque de carence alimentaire due à une trop grande restriction.

Il faut cependant savoir qu’un accompagnement psychologique est obligatoire pour réussir à vraiment guérir de ses compulsions.

En conclusion, il est important de se faire aider avec une approche diététique comportementale lorsqu’on a des troubles du comportement alimentaire. Dans certains cas, un soutien psychologique est indispensable.

Ceci est la photo de présentation du bilan gratuit minceur de MethodCO.
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